Paris France 2025

Learning Technologies France 2025

Dates and Venue

    29 - 30 janvier 2025 | Porte de Versailles | Hall 7.1

Nouvelles dates

29 - 30 janvier 2025 | Porte de Versailles | Hall 7.1

Du chaos technologique à l'ordre des valeurs humaines

mercredi 3 janvier 2024

Du chaos technologique à l'ordre des valeurs humaines

KOMODAL Stand: S20
Du chaos technologique à l'ordre des valeurs humaines
Laurent Chrétien, CEO - komodal
… ou comment, quand on est DRH, embrasser avec sagesse les déferlantes technologiques inéluctables des métavers et de l’IA générative

Peut-on embrasser sereinement les multiples vagues technologiques qui déferlent dans nos entreprises quand on est aujourd’hui au service des Ressources Humaines ?

Est-il possible de rendre compatible le temps court, et ressenti comme tel, d’une révolution technologique avec le temps long, et espéré comme tel, d’une relation humaine ?


 

La tragique Coriolan de William Shakespeare et sa célèbre citation “ Ce qui ne peut être évité, il faut l’embrasser” apportent un premier élément de réponse. 

Chers acteurs de l’évolution des compétences, de la révélation des talents, de l’accroissement des performances, êtes-vous encore maîtres des carrières de vos collègues ? Je pense sincèrement que oui, aux trois conditions décrites dans le chapitre suivant.

 

Explorer les technologies positivement et éthiquement

La première condition est de ne pas se voiler la face, mettre la tête dans le sable ou faire comme si cela n’existait pas ! Mondes virtuels, avatars et IA génératives ont été pensés et sont désormais réalité. Ma recommandation est d’explorer, comme un Cartier, La Pérouse ou Cousteau, pour connaître et transmettre. Et une fois éclairé, savoir dire non pas “comment je le fais ?” mais “pourquoi je le fais !”.

La deuxième est de ne pas se laisser aveuglément tenter, car il y a en ces technologies quelque chose de Pandore... Que la tentation soit celle, antique et égoïste, d’ouvrir la boîte mythologique ou qu'elle relève de la pléonexie humaine in fine dévastatrice, en quête d’un improbable unobtainium ou d’amrita, ma deuxième recommandation est d’explorer positivement, dans une logique nécessaire de contribution au bien commun, sinon l’exploration ne produira rien de bon.

La troisième condition enfin est de s’assurer que le collaborateur est au centre réel et authentique des préoccupations. L’incarnation, habitée par un humain ou une IA, ouvre un champ immense et nouveau, un champ qui ferme les portes aux discriminations, qui ouvre celles de l’inclusion, de la diversité, du temps choisi. Ma recommandation itérative et finale est définitivement d’explorer ces technologies, de le faire positivement en cherchant le bien commun et de le faire avec un cadre éthique irréprochable au plan des valeurs humaines.

 

Oser se préparer à la sortie de l’hyper-chaos

Parmi les penseurs qui influencent ma compréhension des transformations que nous vivons, il y a la double lecture que j’ai reçue du philosophe et mathématicien du chaos Marc Halévy lors d’une expertise APM il y a bientôt quatre ans, c’était début mars 2020… Double lecture : celle de notre passé et celle de notre futur probable.

 

En ce qui concerne notre passé, nous sommes entrés depuis les années 70 dans la dissolution rapide de trois super-cycles et leurs fins annoncées, conduisant au chaos que nous connaissons : géopolitique, économique, social, écologique, spirituel…  Le cycle de la modernité qui se termine, cycle de 550 ans, il avait été précédé de la féodalité, de la christianité, de la romanité, de l'hellénisme… Le cycle du christiano-idéalisme qui se termine aussi, de 2000 ans, précédé par celui de l’ère antique… Et enfin, le cycle de la conquête matérielle, de la propriété, initié il y a peu ou prou 12000 ans et qui s’écroule également.

 

En ce qui concerne notre futur, les trois prochains cycles seraient selon Marc Halévy le cycle noétique, celui de la pensée et de la connaissance, pour les prochains 550 ans, un cycle de 2000 ans de l’écolo-réalisme, et le mégacycle de 12000 ans de la conquête spirituelle. Ne sont-ce pas là les traductions long-termistes des “drivers” RH actuels : le sens (quête spirituelle), les politiques RSE (l’écolo-réalisme), les progrès incessants du numérique (libérateur de la noétique) ?

En attendant que les choses se remettent en ordre, il faut dans nos entreprises tenter de rassembler au mieux des collaborateurs aux attentes, aux envies, aux compétences, aux âges, aux valeurs, etc. de plus en plus éparpillées. Le tout, dans une macro-ambiance d’incertitude généralisée.

Et si dans ce cadre d’une triple fin de cycles, au lieu de prendre comme des menaces pour l’humanité les technologies immersives ou génératives, parce qu’elles font peur à ceux qui n’osent pas le changement (90% des gens), et si nous les prenions comme de fantastiques opportunités d’accompagner notre mutation vers la connaissance, vers le retour au soin de la nature et vers le spirituel ?

Si je me téléporte en l’an 2200, dans un contexte où cette triple mutation est confirmée, alors je regarde en arrière et constate que le Métavers et l’IA générative ont été des outils infiniment puissants pour faciliter la sortie du chaos : plus de connaissance, plus de temps pour soi, pour penser, aimer et prendre soin des autres, de notre planète…

 

Et cette prospective positive, qui peut sembler une utopie, a pourtant déjà ses signaux faibles, avant-coureurs et ses pionniers.

 

Passer de l’exploration ponctuelle à des utilisations quotidienne

Après ces considérations philosophiques et mes spéculations prospectives, je tiens à revenir à l’usage opérationnel de ces technologies et vous dire que depuis 3 ans, ce sont déjà plus de 400 opérations que les équipes de Komodal ont accompagnées ! 

 

Si je ne m’intéresse qu’aux processus RH, nous avons travaillé pour nos clients sur des expériences en matière de :  

  • Recrutement : l'IA et les Mondes Virtuels offrent aux recrutemeurs des approches novatrices en permettant des simulations et des entretiens virtuels, offrant aussi une évaluation plus approfondie des compétences, réinventant les processus de présélections en évitant les biais de discrimination, facilitant l’inclusion, désinhibant les candidats.

 

  • Onboarding : l'intégration des nouveaux employés peut être facilitée grâce à des expériences immersives dans le métavers, surtout pour les entreprises en réseaux, ou les multinationales . Cela crée un onboarding plus simple, moins cher, plus engageant et informatif, adapté à un monde du travail qui bouge en permanence.

  • Formation : ces technologies émergentes transforment la formation en une expérience plus interactive et personnalisée. Les mondes virtuels vont augmenter rapidement les plateformes de e-learning parce qu’ils autorisent notamment l’interaction en temps réel entre les apprenants et les enseignants. Les programmes de formation vont évoluer pour intégrer ces outils tout en restant alignés sur les besoins humains et les valeurs de l'entreprise.

  • Accompagnement du télétravail : nous le faisons pour nous-mêmes, accompagnés scientifiquement par le laboratoire PRISM de la Sorbonne. Un monde virtuel peut, pour les métiers du secteur tertiaire, devenir un vrai outil d’unification des lieux de travail. Que l’on soit au bureau de l’entreprise, en télétravail chez soi, ou dans un espace de co-working, les bureaux virtuels créent l’unité et les avatars des liens très fluides entre collègues. 

L'utilisation stratégique de l'IA générative et du Métavers renforce la marque employeur en montrant une volonté d’accompagner le bien-être des employés. Ma conviction est que cela ira encore plus loin dans les années - sinon mois - qui viennent en aidant à la flexibilité du temps de travail, augmentant l’inclusion et la diversité, facilitant les relations sociales, parce que le Métavers réhumanise le Web !

 


 

Pour terminer et compte tenu de cet état paradoxal où l’urgence et la nécessité ne sont pas les mêmes pour tous, et d’ailleurs pour quelques uns il n’y a objectivement pas d’urgence ou pas de nécessité ou les deux à la fois, alors que pour d’autres cela est ou sera crucial, je recommande sincèrement à tous les acteurs des ressources humaines d’explorer, de tester, de le faire positivement, éthiquement, authentiquement, en gardant l’esprit critique, dans une démarche d’augmentation du réel et surtout pas de substitution du réel par le virtuel.


 

Pour cela il faut comprendre la profondeur des changements de la relation au travail, et en particulier sur le lieu de travail, de la relation à l’entreprise et peut-être même à ses collègues. Il faut trouver le chemin harmonieux entre l’innovation inévitable, inéluctable et l’ancrage nécessaire à toute organisation humaine autour de ses valeurs essentielles. Et c’est bien là, la mission première de Komodal.

Voir tous les articles
Loading

Merci à nos sponsors