Dates and Venue

28 - 29 janvier 2026 | Porte de Versailles | Hall 6

Nouvelles dates


28 - 29 janvier 2026 | Porte de Versailles | Hall 6

Header CTAS

Évaluer les compétences digitales et en intelligence artificielle : enjeux et perspectives

jeudi 29 janvier 2026

Évaluer les compétences digitales et en intelligence artificielle : enjeux et perspectives

TESTS D'ANGLAIS TOEIC Stand: E50
ETS
L’essor rapide de l’intelligence artificielle bouleverse en profondeur les pratiques pédagogiques, les métiers et les compétences attendues. Dans ce contexte, la question de l’évaluation des compétences digitales et en IA devient stratégique pour les acteurs de la formation. Lors du salon Learning Technologies, une conférence animée par Celestina Cardoz Maury, Associate Director of Academic Relations (ETS) et Dina Nieto, Référente mobilité et linguistique Coordinatrice LP CAPPI (Le Cnam) a proposé une réflexion approfondie sur les conditions d’une évaluation pertinente, responsable et durable, centrée non seulement sur les outils, mais surtout sur la littératie, l’esprit critique et l’éthique.

Évaluer les compétences digitales et en intelligence artificielle : enjeux et perspectives


Lors du salon Learning Technologies, une conférence animée par Celestina Cardoz, Maury, Associate Director of Academic Relations (ETS) et Dina Nieto, Référente mobilité et linguistique Coordinatrice LP CAPPI (Le Cnam) a mis en lumière un enjeu devenu central pour les acteurs de la formation : comment évaluer de manière pertinente les compétences digitales et en intelligence artificielle, chez les étudiants comme chez les enseignants ?

Dans un contexte où l’IA transforme en profondeur les pratiques pédagogiques et professionnelles, l’évaluation ne peut plus se limiter à la maîtrise d’outils. Elle doit s’inscrire dans une approche plus globale, fondée sur la littératie, l’esprit critique et l’éthique.

La littératie de l’IA : un socle indispensable


La conférence a d’abord rappelé une évidence souvent sous-estimée : la littératie de l’intelligence artificielle repose sur des compétences fondamentales en lecture et en écriture.

Être « AI literate », ce n’est pas seulement savoir utiliser un outil d’IA générative. C’est être capable de : - Reconnaître et comprendre les mécanismes de l’IA, - Utiliser et appliquer ces outils de manière pertinente, - Évaluer la qualité, la fiabilité et la pertinence des contenus générés, - Agir de manière éthique et responsable.

Ces compétences sont indissociables des compétences linguistiques et cognitives. Comprendre un texte implique le décodage, la fluidité de lecture, le vocabulaire, mais aussi des connaissances préalables suffisantes. Sans cette base, il devient difficile de traiter des volumes d’informations complexes, omniprésents à l’ère de l’IA.

Lecture, écriture et pensée critique : des compétences clés à l’ère de l’IA


Les intervenantes ont souligné que les difficultés en lecture et en écriture persistent chez de nombreux apprenants adultes. Or, ces compétences sont essentielles pour développer des aptitudes cognitives supérieures (high-order thinking skills) : analyser, synthétiser, évaluer l’information et produire un raisonnement structuré.

En écriture notamment, la fluidité permet d’aller au-delà de la simple formulation pour mobiliser des compétences complexes : - synthétiser des sources multiples, - structurer une argumentation, - réviser et améliorer un contenu, - adopter une posture réflexive.

Sans une bonne compréhension des messages de base, il est illusoire d’attendre une utilisation critique et éclairée de l’intelligence artificielle.

Étude de cas : l’intégration de l’IA dans les cours de langues au Cnam PACA


La conférence s’est appuyée sur un cas pratique mené au Cnam PACA, illustrant une intégration concrète et progressive de l’IA dans les formations en langues.

Première étape clé : le test de positionnement. Celui-ci permet de vérifier les compétences initiales en lecture et en écriture des apprenants, afin d’adapter les parcours et les usages de l’IA.

L’approche repose sur plusieurs principes structurants : - Aligner clairement les objectifs du diplôme avec les objectifs pédagogiques, notamment en anglais professionnel (dans un volume de formation d’environ 50 heures), - Définir un cadre transparent sur l’usage de l’IA dans les apprentissages, - Mesurer l’impact éducatif réel des outils mobilisés, - S’inscrire dans une logique d’amélioration continue.

L’IA devient alors un levier au service de l’apprentissage, et non une finalité en soi.

Vers une évaluation plus responsable et plus pertinente


Cette conférence a mis en évidence un point essentiel : évaluer les compétences digitales et en IA nécessite de repenser nos cadres d’évaluation. Il ne s’agit plus seulement de certifier des savoir-faire techniques, mais bien de mesurer des compétences transversales, durables et transférables dans le monde académique et professionnel.

Lecture, écriture, esprit critique, éthique : ces compétences fondamentales constituent le socle sur lequel l’intelligence artificielle peut devenir un véritable outil de réussite et d’employabilité.

À l’heure où l’IA s’impose dans tous les secteurs, cette approche globale apparaît plus que jamais comme une condition de réussite pour les apprenants… et un défi stratégique pour les acteurs de la formation.

Voir tous les articles
Loading

Les sponsors de Learning Technologies France 2026

Rdv au salon dans :


Inscription gratuite