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Aller plus loin que le blended learning : en 2022, la formation donne le LaaS

30 déc. 2021

Aller plus loin que le blended learning : en 2022, la formation donne le LaaS

SPEEXX Stand: G46
Johan Michel
Aller plus loin que le blended learning : en 2022, la formation donne le LaaS

Hybridation de l'environnement, émergence de nouvelles attentes des collaborateurs, aspirant à davantage de démocratie et d'autonomie… De nombreux facteurs tant endogènes qu'exogènes sont venus bouleverser le monde du travail, et donc de la formation. Depuis quelques années, la réponse apportée par les plateformes de formation était de miser sur le blended learning. S’il s’agit effectivement d’un prérequis, il existe aussi une autre voie. C'est toute la manière d’aborder la formation qui peut être modifiée. C'est là qu'entre en jeu le LaaS, apportant une nouvelle vision technologique, méthodologique et expérientielle.

Aujourd’hui, le contexte économique et sanitaire fait que la formation en présentiel perd de sa pertinence. La réponse à ces changements est la digitalisation de l’offre de formation. Cette digitalisation s’est au fil du temps affinée, diversifiée. Nouveaux canaux, avec le boom de l’utilisation des smartphones, nouveaux types de contenus,…

Ainsi, ces vingt dernières années ont vu s’imposer peu à peu un nouveau concept : le blended learning, ou formation mixte, hybride, en français. Ce dernier regroupe une pluralité de définitions et de déclinaisons. L’un envisagera le blended learning en tant que mixe entre modules synchrones et asynchrones, d’autres se baseront sur la variété de supports, de types d’activités, de formats de contenus… Aujourd’hui, donc, pas une plateforme d’apprentissage ne propose autre chose que du blended learning. Toute edtech revendique sa « gamification », établit un parallèle avec Netflix, fait du micro-learning ou du snack content…

Selon nous, la manière la plus efficace d’aborder la formation actuellement, et pour répondre à toutes les problématiques des apprenants, est le LaaS, le Learning as a Service, davantage centré sur l’apprenant. Loin d’un concept fumeux, le LaaS peut avoir une application concrète et bénéfique pour toute la « chaine » du learning : du responsable formation à l’apprenant. Ce n’est donc pas aller contre le blended learning, mais il existe une autre façon d’envisager les modes d’apprentissage grâce au concept du LaaS.

 

LaaS, vous avez dit LaaS ?

 

À tout concept, sa définition. Le LaaS, en quelque sorte, réunit le meilleur des deux mondes : l’humain et la technologie. Mais lorsque l’on parle d’humain et de technologie, on ne sous-entend pas de transformer les apprenants en sortes d’Iron Man, d’humains augmentés par la technologie. C’est en réalité tout l’inverse : ici, c’est l’humain qui augmente la technologie.

Et l’humain le fait d’ailleurs doublement. D’une part, le formateur permet de palier les faiblesses de formations 100% en autonomie. D’autre part, l’apprenant lui-même, guidé par l’intelligence artificielle et le machine learning des solutions de formation, influe directement sur ses formations. Celles-ci vont s’adapter à chaque apprenant, à ses habitudes, envies, besoins, pour être de plus en plus efficaces et pertinentes.

 

Les 5 clés du LaaS

 

Le LaaS, loin d’être une théorie abstraite, passe par cinq éléments tangibles qui doivent être les piliers de toute plateforme :

  • La technologie
  • La méthodologie
  • La super-personnalisation
  • L’expérience d’apprentissage
  • La surveillance et l’analyse des données

 

La technologie tout d’abord. Elle doit permettre d’avoir un service évolutif et de qualité, intégrable dans les différents LMS, LXP ou toute autre solution SIRH. Elle doit faire également une place importante à l’intelligence artificielle pour promouvoir le bon contenu au bon moment à l’apprenant. La technologie est d’autant plus importante que la qualité perçue des solutions digitales s’est considérablement accrue.

Ensuite, la méthodologie. Il s’agit ici, comme pour le blended learning, de pouvoir mêler différentes modalités pédagogiques, apprentissage synchrone et asynchrone par exemple, puis assurer la rétention des compétences acquises par des mises en pratiques concrètes et régulières. Le but étant de favoriser l’apprentissage tout au long de la vie : acquérir des compétences avec l’upskilling, puis les remettre à jour, avec le reskilling. Concrètement la méthodologie se traduit par des suivis personnalisés, mêlant la vigilance fine d’un coach humain, et l’autonomie permise par le digital. Par ailleurs, les mises en pratiques et les activités régulières permettront de lutter contre la courbe de l’oubli.

La super-personnalisation ensuite. C’est ici que le concept de LaaS prend tout son sens. Exit les formations top-down, ou les formations aux parcours imposés, par les équipes formation comme par les plateformes elles-mêmes. Il faut dépasser également le blended learning comme étant un mixe entre plusieurs formats de modules de formations, mais le tout dans un parcours unique. Avec le recours à l’intelligence artificielle, les contenus doivent être certes variés, mais ils doivent rester indépendants.  Ils permettent ainsi aux utilisateurs d’apprendre ce qu’ils veulent, quand ils le veulent, et vraiment comme ils le veulent.

Quant à l’expérience d’apprentissage, elle découle quelque peu du point précédent. Le LaaS induit que la formation tout entière soit au service de l’utilisateur. Ici, ce n’est pas l’apprenant qui suit une formation, c’est la formation qui suit l’apprenant. Une plateforme de formation doit aujourd’hui laisser démocratiquement le choix à l’apprenant de se former comme il l’entend. Mais pour être efficace au-delà de la liberté renforcée de l’utilisateur, il faut créer un environnement et une expérience d’apprentissage immersive. Même si la formation est dématérialisée, l’apprenant doit pouvoir concrètement mettre les mains dans le cambouis.

La surveillance et l’analyse des données, enfin. Si le LaaS est une sorte de formation sur-mesure qui s’adapte en permanence à l’utilisateur, il est essentiel pour les responsables formations d’avoir une vision claire, à la fois micro et macro sur l’apprentissage des compétences. Cela permet un meilleur suivi de la part des équipes L&D, qui, si elles laissent davantage d’autonomie aux collaborateurs, ne doivent pas pour autant les laisser livrés à eux-mêmes. En outre, cette solution participe à une nécessité d’optimisation des offres de formation. En résumé, le LaaS, c’est allouer les bonnes ressources aux bonnes personnes, tant en termes de contenu de formation que de budget.

 

Les bénéfices du LaaS sur les apprenants

 

Loin d’un simple effet marketing, le LaaS a de réels avantages sur l’apprentissage des apprenants. Le premier est inhérent à l’autoformation permise par le digital. Avec le développement de nouvelles solutions, nous avons redécouvert nos capacités d’autodidaxie. L’émergence de tutoriels sur YouTube en est un parfait exemple. En allant plus loin, le LaaS, avec sa super-personnalisation impliquant une analyse fine des besoins et du niveau de l’apprenant, permet également un apprentissage plus précis. L’utilisateur est directement invité, dans cette méthode, à se questionner lui-même, à analyser ses besoins. Toutefois, la présence de coachs humains permet de veiller à ne pas laisser de biais, d’erreur de jugement. Et par conséquent, l’utilisateur d’un système LaaS apprendra de manière plus efficace : un apprenant sera d’autant plus motivé pour développer ses compétences qu’il aura concrètement participé à la construction de son parcours. Sa motivation autodéterminée renforcera donc son engagement dans sa formation.

En outre, le LaaS permet de gagner en qualité et en confort. Avec la personnalisation portée par le LaaS, mêlant algorithmes et libre-service, quoique l’apprenant choisisse, le contenu sera toujours adapté et pertinent. De surcroit, les utilisateurs de services digitaux veulent aujourd’hui qu’on respecte leurs habitudes et comportements. Dans la formation, le LaaS permet cela. Par la variété des modules et une accessibilité 24h/24, une plateforme de LaaS offrira la possibilité à un apprenant de faire une classe virtuelle le soir après avoir décompressé de sa journée, des tâches plus courtes et ludiques le matin autour de son café,…

 

L’évaluation est au cœur du LaaS

 

Un des gros avantages du LaaS est de coller au mieux à la nécessité d’évaluation toujours plus fine. Le concept de LaaS est particulièrement adapté pour les soft-skills, par essence difficilement mesurable. Un hard-skill sera d’une certaine manière plus binaire : soit l’on sait faire, soit l’on ne sait pas. Ce sera beaucoup plus compliqué pour un soft-skill : la question n’est pas de savoir si l’on maîtrise une compétence ou non, mais dans quelle mesure est-on familier avec cette compétence, et ce, sur le long terme. D’autant plus que les apprenants veulent aujourd’hui se former à leur rythme.  Le LaaS, par des propositions de formation affinées et sur-mesure, avec des évaluations régulières tout au long du cycle d’apprentissage, permet de répondre à ce besoin d’évaluation fine.

 

En conclusion, le LaaS permet d’être doublement gagnant, du côté des L&D comme des apprenants. Il permet de conserver des objectifs globaux similaires -par exemple faire en sorte que l’ensemble d’une population de collaborateurs acquiert un niveau B2 en anglais- tout en favorisant des utilisations, des comportements différents.

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