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Le coût invisible de la perte de savoir-faire : quand la formation devient le rempart face aux départs et aux transitions

lundi 2 février 2026

Le coût invisible de la perte de savoir-faire : quand la formation devient le rempart face aux départs et aux transitions

KLARA HR Stand: E60
Klara
Le coût invisible de la perte de savoir-faire : quand la formation devient le rempart face aux départs et aux transitions
Remplacer un collaborateur coûte en moyenne entre 6 à 9 mois de salaire. À l’échelle d’organisations où plus d’un quart des effectifs changent d’employeur chaque année, ce coût devient un enjeu structurel.

Chaque départ ne crée pas seulement un poste vacant : il fragilise des repères opérationnels, désorganise des responsabilités clés et accroît la pression sur des managers déjà saturés. 75% des DRH estiment aujourd’hui que les managers sont dépassés par l’ampleur croissante de leurs responsabilités, laissant peu de temps à la transmission des savoirs. 

Face à cette réalité, certaines organisations font un choix différent : elles cessent de subir le turnover pour en mesurer l’impact réel, structurer la transmission et sécuriser la continuité des compétences. La perte de savoir-faire n’est alors plus une fatalité, mais un coût maîtrisable.

1. Quand les départs deviennent des ruptures : mesurer le coût réel de la discontinuité

Un expert quitte l’entreprise. Un manager change de périmètre. Une équipe est réorganisée.


Ces situations sont fréquentes et rarement spectaculaires, mais leurs effets sont instantanés sur l’exécution. Ce qui fonctionnait devient dépendant des quelques individus encore présents.


La rupture ne se voit pas toujours dans les indicateurs financiers à court terme. Elle apparaît dans les opérations quotidiennes : 

  • une procédure que plus personne ne maîtrise totalement après le départ d’un référent,

  • un client stratégique mal accompagné pendant une transition,

  • des décisions retardées faute de repères clairs.


Ces micro-ruptures s’additionnent. Elles génèrent des retards de projets, des erreurs évitables, une baisse de qualité et une surcharge progressive des managers, contraints de compenser l’absence de transmission. Le coût devient alors multiple : financier, opérationnel, humain.


Sans anticipation, la continuité repose sur l’improvisation. Et elle finit toujours par coûter plus cher.

2. Du remplacement subi à la maîtrise des compétences : former pour sécuriser

Former n’est plus un acte isolé ou réparateur. C’est un levier de continuité.

Dans un environnement où les mouvements internes et externes s’accélèrent, former, c’est transmettre ; transmettre, c’est réduire le coût du remplacement.


Trois évolutions structurantes s’imposent.


  • Anticiper plutôt que réparer

Attendre l’annonce d’un départ pour organiser une passation d’urgence expose l’organisation à une perte sèche. À l’inverse, investir dans la transmission des savoirs en continu permet de réduire les coûts associés au remplacement des collaborateurs. Cela passe par l’identification des compétences critiques, des points de dépendance et des décisions clés, bien avant qu’une rupture ne survienne.


  • Rendre le savoir visible et partageable

Un expert maîtrise son métier, mais ne formalise pas toujours ses pratiques. Documenter les compétences internes, objectiver les gestes métier, structurer les savoirs tacites transforme une expertise individuelle en actif collectif. Cette démarche facilite la mobilité interne et accélère le développement des talents, sans recréer systématiquement de la dépendance.


  • Soulager les managers pour sécuriser la transmission

Lorsque les managers sont submergés, la transmission devient la variable d’ajustement. Pourtant, ce sont eux qui assurent la continuité au quotidien. Les organisations qui structurent la transmission par des dispositifs clairs redonnent du temps managérial là où il a le plus d’impact : l’accompagnement des équipes.

3. Les transitions à risque : là où la formation évite les pertes irréversibles

Certaines situations concentrent un risque élevé de perte de savoir-faire.


Le départ d’un détenteur de compétences critiques crée un vide immédiat si rien n’a été capitalisé en amont. La performance chute, les erreurs augmentent, la charge se reporte sur les équipes restantes. Anticiper ces départs permet de préserver la mémoire métier et d’assurer des relais fluides. 


Les arrivées massives, lors de phases de croissance ou de réorganisation, exposent à la confusion opérationnelle. Sans parcours structuré, la montée en compétences est lente et inégale. Un dispositif d’intégration clair accélère l’autonomie et stabilise l'exécution. 

Les mobilités internes sont souvent sous-estimées. Le collaborateur progresse, mais ses anciennes responsabilités restent implicites. Structurer ces transitions évite les ré-apprentissages coûteux. 


Les fusions et acquisitions bouleversent les repères collectifs. Sans accompagnement, les pratiques divergent et la coordination se dégrade. La formation devient alors un outil d’alignement opérationnel. 


Ces situations ne sont pas exceptionnelles. Elles rythment la vie des organisations. Ce qui change c’est la capacité à les préparer.

4. Structurer la transmission pour réduire les coûts et renforcer l’exécution

Les données convergent : une part significative des retards projets et des surcoûts opérationnels est liée à un manque de transmission des savoirs. La perte de compétences fragilise la fiabilité, la satisfaction client et la capacité à tenir les engagements.


À l’inverse, les organisations qui investissent dans la transmission continue réduisent leur dépendance aux individus, sécurisent leurs opérations et renforcent l’autonomie des équipes. 

Valoriser et documenter les compétences internes, préparer les transitions, outiller les managers : ces pratiques transforment un turnover subi en dynamique maîtrisée. 


La continuité opérationnelle ne relève pas d’un discours. Elle repose sur des choix de pilotage des compétences, ancrés dans le réel du travail.


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